• Et c'est le soir

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Il pleut doucement, ma mère,
    Et c’est l’automne
    Si doucement
    Que c’est la même pluie
    Et le même automne
    Qu’il y a bien des ans.


    Il pleut et il y a encore,
    Comme il y a bien des ans,
    Combien de cœurs au fil de l’eau
    Et combien de petits sabots
    Rêvant au coin de l’âtre.


    Et c’est le soir, ma mère,
    Et tes genoux sont là
    Si près du feu
    Que c’est le même soir
    Et les mêmes genoux
    Qu’il y a bien des ans.


    Il pleut doucement, ma mère,
    Et c’est l’automne
    Et c’est le soir, ma mère,
    Et tes genoux sont là.


    Prends-moi sur tes genoux, ce soir,
    Comme il y a bien des ans
    Et raconte-moi l'histoire
    De la Belle au bois dormant.

    Maurice Carême

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Camille Claudel - Le rêve au coin du feu- Bronze et marbre blanc -                                                                (Hauteur 22.6 cm Largeur 27.6cm) - clic sur l'image

     

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  • Commentaires

    2
    Vendredi 29 Novembre 2013 à 19:34

    Il est  vrai que ce poème correspond bien à ta sensibilité, délicat, subtil et tellement tendre. J'aime aussi beaucoup cette sculpture de Camille Claudel. Il y a une espèce d'abandon dans cette femme au coin du feu, qui semble à la fois nostalgique et pleine de ses pensées.

    1
    Lundi 25 Novembre 2013 à 19:06

    Je ne connaissais pas ce poème de Maurice Carême, et j'ai cru un instant que tu en étais l'auteur. En revanche, j'avais vu la description de cette petite sculpture (probablement dans le livre d'Anne d'Elbé "une femme"). Bonne soirée Myrto, je t'embrasse.

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