• Et puis rentrer à la maison

     

    Et puis rentrer à la maison

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Il va falloir partir et je n’en ai pas envie, quitter cette maison, la fermer jusqu’au printemps sans doute. Laisser mon père, ne pas le voir pendant quelques mois, même à Noël, me glace. Je dois m’y résoudre pourtant. Mais ne passe-t-on pas son temps à contre-courant de soi, de ses aspirations ?


    Quand il fait beau et bleu comme aujourd’hui, quand la lumière saupoudre l’or sucré de son miel sur mes vieilles montagnes, il me semble ne jamais pouvoir m’arracher à cette harmonie dans laquelle il est si doux de se fondre.


    Court bonheur, une île sur l’océan que chahutent des vents contraires. Cet après-midi mon père s’est agacé de ma visite, j’ai dû parler longtemps avec lui pour calmer sa rancœur contre tout, contre tous. Sa rapidité à s’emporter reste intacte et me surprend toujours. D’autres fois je l’ai trouvé plus tranquille, presque content d’être dans cette maison de retraite à laquelle, jour après jour il paraît s’habituer. Mais que d’idées insensées s’agitent dans cet esprit compliqué !

     

    « LàPar parenthèse »
    Yahoo! Google Bookmarks

  • Commentaires

    2
    Jeudi 11 Septembre 2014 à 08:04

    Il n'est pas facile de vieillir. Autour de moi je vois des vieillards s'aigrir au fil des ans. Il y a eu mon père dans les mois qui ont précédé sa mort ;  la mère d'amis très proche. Cela blesse le souvenir que nous en avions. Il n'est pas aisé non plus de partir loin du pays que nous aimons, de ces paysages auxquels nos souvenirs restent attachés.

    1
    Lundi 8 Septembre 2014 à 16:31

    La vie n'est faite que d'arrachements successifs... et le prochain "petit bonheur" semble toujours loin quand nous nous séparons de ceux que nous aimons...

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :