• Grand âge

     

    Il n’y a rien à dire si j’ose dire. Rien à dire ?

    Tout est désormais nouveau, à découvrir. Un jour, le grand âge des nôtres nous frappe de plein fouet et laisse bouche bée, sonné, l’enfant qui demeure en nous.

    On finit toujours par envisager sa propre déchéance. Sans aucun fard. Mais curieusement cette idée-là n’est presque rien au regard du déclin, sous ses yeux, jour après jour, de son vieux père, de sa douce vieille mère.

    C’est une douleur de chaque instant dont le seul remède semble être dans la bienveillance, l’attention constante, la prévenance, la patiente tendresse. Mais quoi que l’on fasse l’insatisfaction est omniprésente. On ne se résout pas facilement au sentiment du « plus jamais », de la finitude.

    Pourtant, un éclat plus vif dans le regard qui dit le plaisir, un sourire attrapé au vol, un geste esquissé d’abandon et tout repart. La vie est re-belle.

     

     

    Grand âge

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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