• Gros temps

     

    Après une nuit sans dormir toute d’éclairs, de tonnerre et de pluie, une nuit de vent sans pareil, c’est avec inquiétude que ce matin j’ai ouvert les volets, craignant le pire pour les quelques arbres du jardin : un grand cyprès ainsi qu’un olivier et un magnolia  exposés à la fureur des vents languedociens. Depuis mai dernier ne manque que le vieux pin, seigneur des lieux. Peut-être bien que cette dernière tempête aurait eu raison de lui. Peut-être pas. Mais ça c’est une autre histoire.


    Un regard détaillé sur les alentours montre qu’aucun arbre de mon paysage ne manque. Ils sont tous là, bousculés, ébouriffés, courageux face à la colère des dieux.


    Le déluge revient de plus belle. Devant les hublots de la maison-bateau passent des paquets d’eau. Horizontaux. Les grondements incessants du ciel, ses zébrures aveuglantes nous signifient que nous ne sommes pas quittes du mauvais temps.


    Depuis hier soir l’orage campe sur la mer, nous enserre, nous oppresse. Triste lumière de midi. Le jour s’écoule, paupière mi-close.

     

    Gros temps

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le port de Sète sous la tempête  - Claude Joseph Vernet (1714-1789)

     

    « Dans le bleu de la nuitAurore aux doigts de rose »
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  • Commentaires

    2
    Ymi
    Vendredi 5 Décembre 2014 à 17:34

    C'est tellement triste un arbre foudroyé !

    1
    Samedi 29 Novembre 2014 à 09:07

    Les éléments déchaînés ont épargné tes arbres... c'est tellement important "les arbres"... reliés profondément à la terre et dressés vers le ciel... ils sont les éléments fixes de notre "paysage"

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