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    Naître avec le printemps, mourir avec les roses,
    Sur l’aile du zéphyr nager dans un ciel pur,
    Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,
    S’enivrer de parfums, de lumière et d’azur,
    Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,
    S’envoler comme un souffle aux voûtes éternelles,
    Voilà du papillon le destin enchanté!  


    Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
    Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
    Retourne enfin au ciel chercher la volupté !

    Lamartine - Nouvelles méditations poétiques

     

     

    l'âme papillon

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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     Mais oui

     

    Jeune fille par Katie Swatland

     

    "Après vous : cette formule de politesse devrait être la plus belle définition de notre civilisation"

    Emmanuel Levinas

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    Elles...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    Îles où l’on ne prendra jamais terre
    Îles où l’on ne descendra jamais
    Îles couvertes de végétation
    Îles tapies comme des jaguars
    Îles muettes
    Îles immobiles
    Îles inoubliables et sans nom
    Je lance mes chaussures par-dessus bord
    car je voudrais bien aller jusqu’à vous
      


    Blaise Cendrars

     

    Elles...

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    Aujourd'hui, un homme jeune dans le parfum des roses bousculées par le vent...

     

    Elysée

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    J'ai lu chez un conteur de fables,
    Qu'un second Rodilard, l'Alexandre des chats,
    L'Attila, le fléau des rats,
    Rendait ces derniers misérables.
    J'ai lu, dis-je, en certain auteur,
    Que ce Chat exterminateur,
    Vrai Cerbère, était craint une lieue à la ronde :
    Il voulait de souris dépeupler tout le monde.

    [...]

    Le chat et un vieux rat - La Fontaine

     

     

    Chat petit fauve

     

     

     

     

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    Pèira que ges d'agach non toquèt pas,
    Pèira que ges de man la prenguèt pas.
    Linda de tot agach, de tot pensar,
    vèrge de tot saupre dels òmes
    tala qu'espelida de tèrra,
    dins sa fonzor tant de temps retenguda,
    dins la fonzor mairala de son ventre.
    Pèira pròcha de la prima auba
    dau fuòc primièr, dau fuòc unenc
    dau dieu de fuòc.

    "Peira" - D'aicí mil ans de lutz de Max Rouquette

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pierre que nul regard ne toucha,
    Pierre qu'aucune main ne prit.
    Pure de tout regard, de tout penser,
    vierge de toute connaissance des hommes
    telle que jaillie de la terre,
    si longtemps retenue dans ses profondeurs,
    dans le gouffre maternel de son ventre.
    Pierre proche de l'aube première,
    du premier feu, du feu unique,
    du dieu du feu.

    "Pierre" -  A mille années-lumière,  de Max Rouquette, ce très grand écrivain des lettres occitanes qui me touche et m'émerveille sans fin

     

    A mille années-lumière

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Heure de pointe au supermarché

    C'était à l'embouchure du "hautchamp", je veux dire là où le fleuve est le plus large, là où convergent tous les caddies pressés de prendre rang derrière la barrière des caisses.

    Des mamans jolies, des marmots sages ou pleurnicheurs, des jeunes hommes empruntés, des jeunes filles décidées, des dames et des messieurs plus ou moins pourvus en années, bref, toute la panoplie hétéroclite de notre société remuante et consommante était là.

    Soudain, au milieu de ce foisonnement de chariots et de bipèdes duquel rien de remarquable n'émergeait, apparut un grand, bel et vieil homme seul, en chapeau de feutre et long manteau.

    Il longeait au plus près la longue barrière des péages d'un pas lent et c'était comme si la mer s'ouvrait devant lui, chacun faisant en sorte de ne pas entraver son passage.

    Les épaules légèrement tombantes, le dos bien droit mais la tête  figée par quelque douleur indélébile il passait, les bras ballants, comme un passant qu'il était. Dans sa main gauche il y avait un livre, son unique achat.

    Inquiet, il semblait se demander combien de temps il lui faudrait pour quitter cette drôle de fourmilière. Alors, pour tromper l’ennui de l’attente, il ouvrit le livre, choisit une file et se mit à lire tranquillement, exquisément, seul au monde dans la forêt humaine.

     

     

    Impressions

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     «Une sculpture ne doit pas être qu’un bel objet, elle doit rassembler les contradictions humaines.» - Zadkine - La Forêt Humaine

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    Je rêve et je me réveille
    Dans une odeur de lilas
    De quel côté du sommeil
    T'ai-je ici laissé ou là


    Je dormais dans ta mémoire
    Et tu m'oubliais tout bas
    Ou c'était l'inverse histoire
    Etais-je où tu n'étais pas


    Je me rendors pour t'atteindre
    Au pays que tu songeas
    Rien n'y fait que fuir et feindre
    Toi tu l'as quitté déjà


    Dans la vie ou dans le songe
    Tout a cet étrange éclat
    Du parfum qui se prolonge
    Et d'un chant qui s'envola


    O claire nuit jour obscur
    Mon absente entre mes bras
    Et rien d'autre en moi ne dure
    Que ce que tu murmuras


    Louis Aragon

     

    Où es-tu quand tu dors ?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Maurice Asselin - Jeune fille endormie buste découvert

     

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    Chanson
    À Madame Mad. G…

    Le bateau sentait le thé
    Quand nous traversions la mer,
    À deux, à trois, pour aller
    À Folkestone, en Angleterre.

    C’était un jour bleu d’été,
    À Folkestone, en Angleterre,
    Où les vieux collèges verts
    Dormaient leur calme congé
    Dans l’herbe des monastères.

    L’église trop bien cirée
    De Folkestone, en Angleterre,
    Et les lys du baptistère,
    Et les vitraux peu teintés,
    Et le joyeux cimetière,
    Quand irons-nous les aimer
    À Folkestone, en Angleterre ?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous avons pris notre thé
    À Folkestone, en Angleterre,
    Dans un hôtel du passé,
    Aux meubles d’acajou clair,
    Et cette salle à manger,
    Et ces compotiers de verre,
    Et ces pelouses bombées
    Sous les chênes noirs et verts,
    Que cela nous a charmés,
    À Folkestone, en Angleterre !

    Nous reprendrons un hiver
    Le bateau qui sent le thé,
    Et ce sera pour aller
    À Folkestone, en Angleterre,
    Pour voir les dalles lavées
    Et les fleurs du baptistère,
    Et, par les vitres teintées,
    Le tout petit cimetière.

    Pour boire un thé parfumé
    De spleen, de brume et de mer,
    Dans un hôtel du passé,
    À Folkestone, en Angleterre.

    Jean Dominique - pseudonyme de la poète belge Marie Closset (1875 - 1952)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Au clair de la nuit, dernière nuit de mars, écouter encore cette très belle sonate de Schubert à laquelle l'âme s'accorde et répond toujours

     

     

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    Ecoutez la chanson bien douce
    Qui ne pleure que pour vous plaire,
    Elle est discrète, elle est légère :
    Un frisson d'eau sur de la mousse !

     

    Ce n'est pas Verlaine mais c'est bien joli tout de même...

     

     

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    Chats de Leonor Fini

     

    Blanche a de grands yeux bleus d'une douceur insigne,
    Qu'elle ferme à demi, d'un air tendre et mourant.
    Son petit nez mutin est rose et transparent ;
    Elle a dans ses contours des mollesses de cygne.


    De son corps assoupli l'harmonieuse ligne
    Enchante le regard qui va la parcourant,
    Et l'on peut admirer le grand soin qu'elle prend
    D'être à la fois aimable et caressante et digne.


    Elle est svelte et légère, et vous n'entendez pas,
    Quand elle vient à vous, le moindre bruit de pas,
    Tant de ses petits pieds la marche est délicate !


    La voyant si charmante et si mignonne en tout,
    Si douce en ses façons, mise de si bon goût,
    On en est amoureux. — Mais Blanche... est une chatte.

     

    Amédée Pommier - Colifichets, jeux de rimes (1860)

     

     

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    Eve et la pomme

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Grès chamotté - Myrto

     

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    Une conscience du XX ème  siècle

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    A propos de Théodore Monod

     

    Il faut "s'hominiser" disait-il, sortir de la barbarie ancestrale

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Théodore Monod - Grès chamotté - Myrto

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Un groupe tout à l’heure était là sur la grève,
    Regardant quelque chose à terre. – Un chien qui crève !
    M’ont crié des enfants ; voilà tout ce que c’est. –
    Et j’ai vu sous leurs pieds un vieux chien qui gisait.
    L’océan lui jetait l’écume de ses lames.
    – Voilà trois jours qu’il est ainsi, disaient des femmes,
    On a beau lui parler, il n’ouvre pas les yeux.
    – Son maître est un marin absent, disait un vieux.
    Un pilote, passant la tête à sa fenêtre,
    A repris : – Ce chien meurt de ne plus voir son maître.
    Justement le bateau vient d’entrer dans le port ;
    Le maître va venir, mais le chien sera mort. –
    Je me suis arrêté près de la triste bête,
    Qui, sourde, ne bougeant ni le corps ni la tête,
    Les yeux fermés, semblait morte sur le pavé.
    Comme le soir tombait, le maître est arrivé,
    Vieux lui-même ; et, hâtant son pas que l’âge casse,
    A murmuré le nom de son chien à voix basse.
    Alors, rouvrant ses yeux pleins d’ombre, exténué,
    Le chien a regardé son maître, a remué
    Une dernière fois sa pauvre vieille queue,
    Puis est mort. C’était l’heure où, sous la voûte bleue,
    Comme un flambeau qui sort d’un gouffre, Vénus luit ;
    Et j’ai dit : D’où vient l’astre ? où va le chien ? ô nuit !

                                                                                              Victor Hugo

                                                                                                     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Grès chamotté - Myrto

     

    Une allée du Luxembourg

     

    Elle a passé, la jeune fille
    Vive et preste comme un oiseau
    À la main une fleur qui brille,
    À la bouche un refrain nouveau.


    C'est peut-être la seule au monde
    Dont le coeur au mien répondrait,
    Qui venant dans ma nuit profonde
    D'un seul regard l'éclaircirait !


    Mais non, — ma jeunesse est finie...
    Adieu, doux rayon qui m'as lui, —
    Parfum, jeune fille, harmonie...
    Le bonheur passait, — il a fui !

    Gérard de Nerval - Odelettes

     

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