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    Grès chamotté - Myrto

     

    Une allée du Luxembourg

     

    Elle a passé, la jeune fille
    Vive et preste comme un oiseau
    À la main une fleur qui brille,
    À la bouche un refrain nouveau.


    C'est peut-être la seule au monde
    Dont le coeur au mien répondrait,
    Qui venant dans ma nuit profonde
    D'un seul regard l'éclaircirait !


    Mais non, — ma jeunesse est finie...
    Adieu, doux rayon qui m'as lui, —
    Parfum, jeune fille, harmonie...
    Le bonheur passait, — il a fui !

    Gérard de Nerval - Odelettes

     

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    Des voeux sincères pour une année apaisée

     

    MMXVII

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L'une des colombes de Picasso - Estampe

     

     

    "Nous entrons dans l’avenir à reculons"

    Je ne sais quand exactement ni dans quel contexte Paul Valéry a pu dire ou écrire ces mots mais une chose est sûre, leur résonance à ce jour est surprenante.

     

    MMXVII

     

     

     

     

     

     

     

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    Noël ravive la douce et cruelle nostalgie de notre enfance vers laquelle nous revenons sans fin...

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    Doux Noël à vous

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les sapins en bonnets pointus
    De longues robes revêtus
    Comme des astrologues
    Saluent leurs frères abattus
    Les bateaux qui sur le Rhin voguent

    [...]

    Les sapins beaux musiciens
    Chantent des noëls anciens
    Au vent des soirs d'automne
    Ou bien graves magiciens
    Incantent le ciel quand il tonne

    [...]

    Les sapins - Guillaume Apollinaire -Alcools

     

     

    Noël nous sourit

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    A cinquante-cinq ans il disait avoir fait le tour de ce qu'il avait à écrire ou à chanter. A soixante ans il cassait sa pipe nous laissant "tristes comme saule". Trente-cinq ans plus tard nous chantons encore avec lui les textes qui nous ont réjouis et que nous connaissons par coeur.

     

    Georges Brassens (22 octobre 1921 - 29 octobre 1981)

    Poème de Jean Richepin

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    La servante au grand coeur dont vous étiez jalouse,
    Et qui dort son sommeil sous une humble pelouse,
    Nous devrions pourtant lui porter quelques fleurs.
    Les morts, les pauvres morts, ont de grandes douleurs,
    Et quand Octobre souffle, émondeur des vieux arbres,
    Son vent mélancolique à l'entour de leurs marbres,
    Certe, ils doivent trouver les vivants bien ingrats,
    A dormir, comme ils font, chaudement dans leurs draps,
    Tandis que, dévorés de noires songeries,
    Sans compagnon de lit, sans bonnes causeries,
    Vieux squelettes gelés travaillés par le ver,
    Ils sentent s'égoutter les neiges de l'hiver
    Et le siècle couler, sans qu'amis ni famille
    Remplacent les lambeaux qui pendent à leur grille.

    Lorsque la bûche siffle et chante, si le soir,
    Calme, dans le fauteuil, je la voyais s'asseoir,
    Si, par une nuit bleue et froide de décembre,
    Je la trouvais tapie en un coin de ma chambre,
    Grave, et venant du fond de son lit éternel
    Couver l'enfant grandi de son oeil maternel,
    Que pourrais-je répondre à cette âme pieuse,
    Voyant tomber des pleurs de sa paupière creuse ?

    Charles Baudelaire

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pablo Picasso 1922

     

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    Chut !

     

    Être chat...

     

     

    N'éveillez pas le chat qui dort

    Car dans son sommeil il voyage

    Beaucoup plus loin que les nuages,

    Plus profond que les mines d'or.

     

    N'éveillez pas le chat qui songe

    Car c'est sa fonction ici-bas

    D'éclairer le chemin des anges

    Entre l'ici et l'au-delà.

     

    N'éveillez pas le chat qui pêche

    Dans les océans du dedans.

    Il capture au sein des eaux fraîches

    Les grands poissons phosphorescents.

     

    N'éveillez pas le chat qui chasse

    En rêve les rats de la nuit

    Ils nous dévoreraient sans lui,

    Le chat qui rit dans ses moustaches.

    Marc Alyn

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            Vivre avec un chien est une si belle aventure

                       mais tellement trop courte !

     

     

    à l'Ami-chien

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    […] "Ce n’est pas à « t’écrire », à « te parler » que je joue, du moins au sens premier des expressions. Je te parle, comme on dirait, je te dessine. Je te chante comme on chante une victoire, une allégresse. Je te mets en paroles et en mots. Peintre, je passerais mes moments d’oisiveté à faire de toi des croquis, à fixer en traits de plus en plus justes et légers tes étirements, tes mises en rond, tes aplatissements, tes élongations ventre en l’air, tes postures dressées d’écureuil, tes langueurs, tes prudences de princesse rétive. A défaut de dessin, j’use de mots. Je te guette. Je te formule. Je te serre au plus près, je te répète, je te précise peu à peu jusqu’à espérer que mon texte te ressemblera, de la ressemblance approximative, inventée mais frémissante, que la tendresse donne aux poèmes." [...]

    […] "Je me suis souvent demandé, au long des insomnies, quand j’écoute ta respiration, quand tu pèses de tout ton abandon sur ma jambe ou mon dos, ou lors de ces quelques nuits blanches passées à te veiller, je me suis demandé ce que signifient ces excès de ma tendresse pour toi, cette peur viscérale de te voir souffrir ou de te sentir menacée." [...]

     

    "Lettre à mon chien" de François Nourrissier à sa petite teckel – Extraits (Gallimard 1975)

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    L'artiste colombien Federico Uribe transforme des centaines de munitions, balles, grenades, cartouches en sculptures d'une force impressionnante.

    A travers ces oeuvres très vivantes c'est la guerre, le meurtre, la mort qui sourd et percute la sensibilité.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Matière inattendue

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Camille Claudel - La Vieille Hélène

     

    La petite vieille ratatinée se sentit toute réjouie en voyant ce joli enfant à qui chacun faisait fête, à qui tout le monde voulait plaire ; ce joli être, si fragile comme elle, la petite vieille, et, comme elle aussi, sans dents et sans cheveux.

    Et elle s’approcha de lui, voulant lui faire des risettes et des mines agréables.

    Mais l’enfant épouvanté se débattait sous les caresses de la bonne femme décrépite, et remplissait la maison de ses glapissements.

    Alors la bonne vieille se retira dans sa solitude éternelle, et elle pleurait dans un coin, se disant : — « Ah ! pour nous, malheureuses vieilles femelles, l’âge est passé de plaire, même aux innocents ; et nous faisons horreur aux petits enfants que nous voulons aimer ! »

    Charles Baudelaire - Petits poèmes en prose - 1869

     

     

    La bonne vieille

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Camille Claudel - La Vieille Hélène

     

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    La plage de Sète à Marseillan. Plus de soleil, pas de vent,           presque le soir, mort des vagues...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La mouette ne rit plus sur l'écume envolée
    Le voilier s'est figé dans le large incertain
    Dieux ! que la mer est lisse et semble de satin...

     

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    Ces trois mots-titres chantent doucement devant les dessins de Simin Massoudi Meykadeh, artiste iranienne qui vit et travaille à San Francisco depuis 1983.

    Peu de renseignements sur cette artiste dont les portraits à l'acrylique sur toile sont également très touchants.

    Ses œuvres sont dans de nombreuses collections privées et son travail est présent dans la collection permanente du Musée royal de Jordanie à Amman.

     

     Visages, charmants paysages

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Ô Solitude
    Ô que j’aime la solitude !

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