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    La plage de Sète à Marseillan. Plus de soleil, pas de vent,           presque le soir, mort des vagues...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La mouette ne rit plus sur l'écume envolée
    Le voilier s'est figé dans le large incertain
    Dieux ! que la mer est lisse et semble de satin...

     

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    Ces trois mots-titres chantent doucement devant les dessins de Simin Massoudi Meykadeh, artiste iranienne qui vit et travaille à San Francisco depuis 1983.

    Peu de renseignements sur cette artiste dont les portraits à l'acrylique sur toile sont également très touchants.

    Ses œuvres sont dans de nombreuses collections privées et son travail est présent dans la collection permanente du Musée royal de Jordanie à Amman.

     

     Visages, charmants paysages

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Ô Solitude
    Ô que j’aime la solitude !

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    Dans l'ordre...

     

     

    Retrouvée la maison triste et seule, vide de toute âme depuis de longs mois ! Retrouvée sous la pluie comme il se doit. Deux jours de pluie froide et perçante qui m’ont fait croire un instant que le temps dans mes vieilles montagnes s’était figé en novembre. Pourtant tout est là. L’extravagante végétation printanière de ce pays de pluies, de brumes et de ruisseaux, donne à la nature une sorte de dimension supplémentaire, une épaisseur, comme si arbres, taillis, forêts centuplaient le temps du printemps. Le végétal en effervescence mousse de vie et grandit sous mes yeux ébahis.

    Retrouvé mon père, il n’est pas seul dans une maison de retraite qui n’est pas triste… Pourtant je sais bien qu’après plus de deux ans passés dans cet endroit qui doit lui rappeler l’internat de son enfance, il est loin d’être à son aise. Lorsque l’on a 93 ans et qu’une nature fougueuse continue de vous animer, les révoltes forcément vous consument.

    Et pour moi, beaucoup d’efforts pour revenir dans la maison paternelle où tout me ramène à ma petite mère, accepter ce qui est désormais perdu, évaporé, disparu mais qui, je le sais, je le sens, vibre dans chaque objet, chaque meuble effleuré, caressé du regard. Allongée, la tête en travers de l’oreiller, les yeux dans les lambris du plafond, la tête vide mais néanmoins titillée par la somme de choses qu’il faudrait entreprendre pendant les quatre mois à venir, je ne me retrouve plus moi-même. Capable ou incapable ? Telle est la question qui ondule et rampe dans mon esprit défleuri.

     

     

    Dans l'ordre...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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     Sans fin

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Parfois une route qui semble se terminer au bord du monde mais s'ouvre à l’espace déployé, à l’illimité, est plus représentative que ce " 8 " fatigué, ces deux  zéros reliés par le nombril, censés symboliser l’infini

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    (à eva-maïa)

    Il y avait autrefois de l'affection, de tendres sentiments,
    C'est devenu du bois.
    Il y avait une grande politesse de paroles,
    C'est du bois maintenant, des ramilles, du feuillage.
    Il y avait de jolis habits autour d'un cœur d'amoureuse
    Ou d'amoureux, oui, quel était le sexe?
    C'est devenu du bois sans intentions apparentes
    Et si l'on coupe une branche et qu'on regarde la fibre
    Elle reste muette
    Du moins pour les oreilles humaines,
    Pas un seul mot n'en sort mais un silence sans nuances
    Vient des fibrilles de toute sorte où passe une petite fourmi.
    Comme il se contorsionne l'arbre, comme il va dans tous les sens,
    Tout en restant immobile !
    Et par là-dessus le vent essaie de le mettre en route,
    Il voudrait en faire une espèce d'oiseau bien plus grand que nature
    Parmi les autres oiseaux
    Mais lui ne fait pas attention,
    Il faut savoir être un arbre durant les quatre saisons,
    Et regarder, pour mieux se taire,
    Écouter les paroles des hommes et ne jamais répondre,
    Il faut savoir être tout entier dans une feuille
    Et la voir qui s'envole.

    Jules Supervielle - L'Arbre

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Chaïm Soutine - L'arbre de Vence vers 1929

     

     

    Le frêne de Vence a donné depuis longtemps son nom à la place Thiers

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


     

    Lire un livre sous un arbre en double le plaisir. On ne sait plus si on tourne les pages ou si on feuillète l’arbre.

    Jean Chalon

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Ma mère, que je l'aime en ce portrait ancien,

    Peint aux jours glorieux qu'elle était jeune fille,

    Le front couleur de lys et le regard qui brille

    Comme un éblouissant miroir vénitien !

    [...]

     

    Ô mère, ô temps...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Ma mère que voici n'est plus du tout la même ;

    Les rides ont creusé le beau marbre frontal ;

    Elle a perdu l'éclat du temps sentimental

    Où son hymen chanta comme un rose poème.

    [...]

    Emile Nelligan - "Devant deux portraits de ma mère" - Extraits

     

     

    Ô mère, ô temps...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Elle souriait
    et son sourire – elle le semait à tous les vents.
    Et les gens,
    qui avaient l'air de se foutre éperdument
    les uns des autres, se souriaient.
    Se souriaient tout simplement,
    se souriaient sans ironie
    et sans envie,
    car ce sourire les unissait.
    Les couleurs même avaient changé,
    plus de peine, plus d'ennui.
    Un sourire.
    Et ils se contemplaient les gens :
    ils étaient bons, ils étaient beaux.

    [...]

    Leonide Pachtchenko

     

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    Petits points suspendus sur le fil de la phrase…
    Passereaux en partance pour les chemins migratoires de la pensée…
    Echappée de rêves entre le dessin rond-aigu des mots drus…
    Silences habités…
    Envol…

     

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    Henri Le Sidaner - Le bec de gaz - Nuit bleue '1906)

     

    Saisir, saisir le soir, la pomme et la statue,
    Saisir l'ombre et le mur et le bout de la rue.
    Saisir le pied, le cou de la femme couchée
    Et puis ouvrir les mains. Combien d'oiseaux lâchés
    Combien d'oiseaux perdus qui deviennent la rue
    L'ombre, le mur, le soir, la pomme et la statue !

    Jules Supervielle

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Maillol - L'Air - Jardin des Tuileries (1938)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Statue de Maillol dans une rue de Perpignan

     

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    Le temps tout entier

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous, comme autant de grains de sable précipités dans le grand sablier du temps.

    Le temps, cette ombre qui fuit sur un très vieux cadran solaire.

    Le jour, prometteuse éternité qui soudain se brise…

     

    Le temps tout entier

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Le vent ?   

    Je suis le vent

     
    La mer et la lune ?  

    Je suis la mer et la lune

     
    Les larmes, la douleur, l'amour, les oiseaux ?

    Je suis tout cela, le péché, la prière, la lumière...

     
    Je danse ce que je suis...  

     
    Du poète Carl Sandburg évoquant Isadora  Duncan

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Une envolée de Rudolf Noureev, l'Oiseau Bleu - (La  Belle au bois dormant  - Tchaikovsky)

     

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    Sans rime ni raison

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ce soir, ma bouche s'emplit de solitude

    Les roses ont fui mes mains

    Quelque part un homme meurt de vouloir être libre

    Dans ma tête devines-tu l’âme du vent ?

     

    Eux se sont reconnus. Elle a mordu son cœur

    O toi ma neige de minuit sur les fleurs de l’été

    Je veux te déchirer de mes soleils aussi

     

    Au bord du lac frissonnant la passion prend des reflets de lune

    Je t’aime en rouge et rose sous la lumière de satin noir

    Dans la nuit liquide de nos sources

    Abîmons-nous mon amour

    J’ai soif de renaître encore.

    Myrto - 1 mai 1979

     

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    Georges Brassens a peu chanté les paroles écrites par d’autres, mais il a chanté Lamartine, Antoine Pol, Paul Fort, Corneille et Tristan Bernard, Théodore de Banville, Victor Hugo, Verlaine, Louis Aragon, François Villon... avec peut-être une préférence à Paul Fort, dont il a mis cinq ou six poèmes en musique, et aussi Jean Richepin (Philistins, les oiseaux de passage)

     

    "Jean Richepin est un poète peu fréquentable et c’est pourquoi peut-être Brassens, qui commença sa jeunesse par voler, l’a ressuscité. Jean Richepin, né en Algérie, était le fils d’un médecin breton. Ce colosse fut très tôt turbulent. Sitôt licencié en lettres, il devient franc-tireur, avec Jules Vallès comme maître à penser. La Chanson des gueux lui vaut un mois de prison et 500 francs d’amende et une réputation de Villon des temps modernes. Il s’attaque à tout ce qui est bourgeois et catholique. Son entrée à l’Académie française en 1909 le consacre comme "révolté officiel" mais désormais inoffensif. Membre des "bourreurs de crâne", avec, entre autres, Maurice Barrés, pendant la guerre 14-18, il deviendra la cible du tout nouvel hebdomadaire satirique de l’époque : Le Canard enchaîné. Le voici devenu "vieux con" ! Mais peu importe que son oeuvre soit aujourd’hui oubliée, puisqu’il reste dans nos têtes avec son poème Philistins mis en musique par Brassens." - Source : agoravox.fr

     

    Après Brassens Philistins a été reprise par Maxime le Forestier et Renaud.

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    Par bonheur il y a toujours une musique en accord avec la couleur de l'instant.

    Les frères Jonny, Robbie et Tommy Mizzone sont les Sleepy Man Banjo Boys, un trio de virtuoses de bluegrass qui jouent avec une vivacité éblouissante.

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    Pense à toutes ces routes et à tous ces chemins, qu’ils soient de terre, de ciel ou d’eau, aux ornières, aux nuages, aux récifs sur lesquels depuis si longtemps  nous courons, volons, voguons.

    Aujourd’hui je marche, marche, marche sur cette route étroite  qui longe la petite rivière. Je la connais par cœur la route pour y avoir cheminé sous les longues pluies froides, sous la neige qui danse, sous les feux de tous les soleils.

     

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