•  

     

    Chevaux, chevaux de bois, chevaux de pauvre fête,

    chevaux de vive joie (…)

    Jacques Prévert - Extrait de Charmes de Londres

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Chevaux aux yeux bleus et mal peints
    chevaux à la crinière de crin
    traversés d'une barre de cuivre
    où le cavalier se tient
    vous tournez sans jamais être ivres
    et jamais vous ne dites rien
    mais déchirante et déchirée
    la musique marche sans arrêt
    et plantés sur votre plaque tournante
    sans jamais l'entendre vous tournez

     

    Carrousel

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    Le coeur aime la mauvaise musique
    et sans doute qu'il a raison
    et les chevaux aussi peut-être
    qu'ils aiment de drôles de sons.

    Jacques Prévert - Extrait de Grand Bal du Printemps

     

     

    Carrousel

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

     

    Au coeur de l'arbre... mais encore toutes les chansons de cet artiste qui accompagne depuis si longtemps nos états d'âme changeants comme le temps...

     

    Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans.

    Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans,
    De vers, de billets doux, de procès, de romances,
    Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances,
    Cache moins de secrets que mon triste cerveau.
    C'est une pyramide, un immense caveau,
    Qui contient plus de morts que la fosse commune.
    - Je suis un cimetière abhorré de la lune,
    Où comme des remords se traînent de longs vers
    Qui s'acharnent toujours sur mes morts les plus chers.
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées,
    Où gît tout un fouillis de modes surannées,
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Où les pastels plaintifs et les pâles Boucher,
    Seuls, respirent l'odeur d'un flacon débouché.
    [...]
     
    Baudelaire - Les fleurs du mal
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Portrait de Jeanne-Antoinette Poisson, Marquise de Pompadour, par Boucher
     
     
    Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

    Avec juste raison, le Prix Nobel de la Paix a été attribué ce vendredi à la Coalition internationale pour l’interdiction et l’élimination des armes nucléaires  présentes sur la planète.

    Cette récompense aurait sans doute mis un peu de baume au cœur de Théodore Monod (1902 - 2000) qui n’a cessé de dénoncer le risque monstrueux  encouru par l’Humanité et la planète entière du fait du nucléaire.

    Voici un extrait de ses propos parus dans l’Express du 01/07/97 :

    « Le peu qu'on puisse faire, il faut le faire. Mais je suis sans illusions. Ainsi, nous venons de jeûner quatre jours contre l'énergie nucléaire civile et militaire, cela ne changera rien à rien, le monopole de l'EDF ne va pas vaciller sur ses bases [...] Mais les menaces grandissent. Avec la bombe atomique, on a attaqué une population dans son devenir biologique, et ça c'est inexpiable, diabolique. La prochaine fois, ce ne sera pas Hiroshima, ce sera mille fois Hiroshima »

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

     

     

    Oui, l'eau coule et l'arbre attend.
    Elle coule au creux de la terre,
    Elle coule dans la chair de l'arbre
    Et l'arbre attend.

    Guillevic

    Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Extraits de la Madone Sixtine, prestigieux tableau (retable) peint par Raphaël en 1512, deux angelots mélancoliques repris sur tout et n'importe quoi. La preuve les voici ici...

     

     

    Un  jour les anges

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

     

     

    O vieux pins embaumés qui chantez à la brise,
    Debout, sur les coteaux, comme de fiers géants,
    J'aime la nudité de votre écorce grise !
    O vieux pins embaumés qui chantez à la brise,
    J'aime vos bras tendus vers les gouffres béants !
    Vous étiez avant moi sur la rive où je pleure,
    Et quand j'aurai quitté ce monde que j'effleure,
    Vous chanterez encore avec les océans,
    Avec l'homme immortel qu'un souffle pulvérise,
    O vieux pins embaumés qui chantez à la brise,
    Debout, sur les coteaux, comme de fiers géants !

    […]

    Léon-Pamphile Le May

     

     

    Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

    Mais, étant pauvre, je ne possède que mes rêves.

    J'ai étalé mes rêves à tes pieds,

    Marche doucement car tu marches sur mes rêves.

    William Buttler Yeats

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Yahoo! Google Bookmarks

    2 commentaires
  •  

    Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

     Le nid gazouillant

     

     

    Depuis plusieurs jours déjà la nichée menait grand tapage. Des gazouillis, péremptoires comme des ordres, fusaient en permanence du nichoir devenu étrange instrument de musique résonnant et joyeux.
    Les parents s'épuisaient à nourrir. Plus question d'entrer dans le nid. Désormais le bec du plus culotté des petits ogres se présentait à l'huis pour rafler la manne (ah ! la loi du plus fort ! …)
    Mais ce matin-là je reconnus cette ambiance particulière où tout s'accélère, tout devient imminent. Le moment était venu. Une petite tête obstinée s'agitait devant le pertuis, bien décidée à s'élancer vers l'impalpable azur. Et soudain ce fut fait, l'oiselet résolu avait pris son envol jusqu'au laurier tout proche.
    Battements d'ailes rapides, mésangeau premier de couvée se mit à voleter d'arbre en haie, suivi d'un autre, puis d'un autre...


    Demain c'est certain le nid gazouillant ne chantera plus.

     

     

    Le nid gazouillant

     

     

     

    Le nid gazouillant

     

    Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Naître avec le printemps, mourir avec les roses,
    Sur l’aile du zéphyr nager dans un ciel pur,
    Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,
    S’enivrer de parfums, de lumière et d’azur,
    Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,
    S’envoler comme un souffle aux voûtes éternelles,
    Voilà du papillon le destin enchanté!  


    Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
    Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
    Retourne enfin au ciel chercher la volupté !

    Lamartine - Nouvelles méditations poétiques

     

     

    l'âme papillon

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

     Mais oui

     

    Jeune fille par Katie Swatland

     

    "Après vous : cette formule de politesse devrait être la plus belle définition de notre civilisation"

    Emmanuel Levinas

    Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

    Elles...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    Îles où l’on ne prendra jamais terre
    Îles où l’on ne descendra jamais
    Îles couvertes de végétation
    Îles tapies comme des jaguars
    Îles muettes
    Îles immobiles
    Îles inoubliables et sans nom
    Je lance mes chaussures par-dessus bord
    car je voudrais bien aller jusqu’à vous
      


    Blaise Cendrars

     

    Elles...

    Yahoo! Google Bookmarks

    1 commentaire
  •  

    Aujourd'hui, un homme jeune dans le parfum des roses bousculées par le vent...

     

    Elysée

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Yahoo! Google Bookmarks

    1 commentaire
  •  

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    J'ai lu chez un conteur de fables,
    Qu'un second Rodilard, l'Alexandre des chats,
    L'Attila, le fléau des rats,
    Rendait ces derniers misérables.
    J'ai lu, dis-je, en certain auteur,
    Que ce Chat exterminateur,
    Vrai Cerbère, était craint une lieue à la ronde :
    Il voulait de souris dépeupler tout le monde.

    [...]

    Le chat et un vieux rat - La Fontaine

     

     

    Chat petit fauve

     

     

     

     

    Yahoo! Google Bookmarks

    3 commentaires
  •  

    Pèira que ges d'agach non toquèt pas,
    Pèira que ges de man la prenguèt pas.
    Linda de tot agach, de tot pensar,
    vèrge de tot saupre dels òmes
    tala qu'espelida de tèrra,
    dins sa fonzor tant de temps retenguda,
    dins la fonzor mairala de son ventre.
    Pèira pròcha de la prima auba
    dau fuòc primièr, dau fuòc unenc
    dau dieu de fuòc.

    "Peira" - D'aicí mil ans de lutz de Max Rouquette

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pierre que nul regard ne toucha,
    Pierre qu'aucune main ne prit.
    Pure de tout regard, de tout penser,
    vierge de toute connaissance des hommes
    telle que jaillie de la terre,
    si longtemps retenue dans ses profondeurs,
    dans le gouffre maternel de son ventre.
    Pierre proche de l'aube première,
    du premier feu, du feu unique,
    du dieu du feu.

    "Pierre" -  A mille années-lumière,  de Max Rouquette, ce très grand écrivain des lettres occitanes qui me touche et m'émerveille sans fin

     

    A mille années-lumière

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Yahoo! Google Bookmarks

    1 commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires