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    Voici venu le froid radieux de septembre :
    Le vent voudrait entrer et jouer dans les chambres ;
    Mais la maison a l’air sévère, ce matin,
    Et le laisse dehors qui sanglote au jardin.

    [...]

    Les feuilles dans le vent courent comme des folles ;
    Elles voudraient aller où les oiseaux s’envolent,
    Mais le vent les reprend et barre leur chemin
    Elles iront mourir sur les étangs demain.

    [...]

    Extrait de L'Automne - Le coeur innombrable - A. de Noailles

     

     

     

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    Aquò es la nuòch que la nuòch nos espia
    sus l'autra riba de la nuòch.
    Aquò es la nuòch que lo dedins das causas
    dins l'escura claror nos ven als uòlhs.
    La man nusa se pausa sus la pèira
    e lo freg dau mond tot nos ven au còr.
    Au fons dau potz fernís a pena lo rebat verd d'un autre mond.

    La lusor verda au fons dau potz, adejà l'auba.

     

    Max Rouquette, extrait du recueil Lo maucor de l'unicorn
    (Le tourment de la licorne), paru aux éditions Domens - 2000
     

     

    C'est la nuit que la nuit nous regarde sur l'autre rive de la nuit. C'est la nuit que le cœur des choses dans l'obscure clarté vient à nos yeux. Notre main nue se pose sur la pierre et le froid de l'univers nous vient au coeur. Au fond du puits frissonne à peine le reflet vert d'un autre monde.

    La clarté verte au fond du puits, l'aube, déjà.

     

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    C'est un petit chat noir, effronté comme un page.
    Je le laisse jouer sur ma table, souvent.
    Quelquefois il s'assied sans faire de tapage ;
    On dirait un joli presse-papier vivant.

    Edmond Rostand – le petit chat

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Longtemps inspiratrice des peintres et des sculpteurs

    "Sans elle, la bible n'aurait pas été un best-seller "- Bernard Pivot                                                                                                                                           

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ste Marie-Madeleine (environ de 1510). Statue en bois de tilleul polychrome, hauteur 177 cm, présentée au Louvre sous la signature de Grégor Erhart

    Décidément, le bonheur est dans la beauté admirée...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Vêtue-dévêtue de ses seuls cheveux...

     

     

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    "Eh !... Eh !... Mais il paraît que je suis très fort !..."

     

     

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    Avant d'aller dormir les notes brillantes du violoncelle de Stjepan Hauser l'enchanteur

     

    Nocturne n° 20 en do dièse mineur de Frédéric Chopin.

     

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    Sur le bassin mélancolique,
    les libellules de septembre
    ne se lassent jamais de se bercer
    au-dessus de l'eau plane,
    et d'écrire au ciel du miroir
    le huit couché de l'infini.

    Bestiaire de Max Rouquette

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pour moi, un brin d’herbe a plus d’importance qu’un grand arbre, un petit caillou qu’une montagne, une petite libellule a autant d’importance qu’un aigle. Dans la civilisation occidentale, il faut du volume. C’est l’énorme montagne qui a tous les privilèges.

    Joan Miró (1893 - 1983) Peintre, sculpteur, graveur et céramiste catalan associé au surréalisme

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Regarder le soleil et puis fermer les yeux
    S'inventer des chefs-d'œuvre à l'abri des paupières
    Voir naître la couleur multiple et singulière
    La forme inespérée qui comme l'eau se meut


    Etre pris tout entier dans l'éblouissement
    De cette nébuleuse inventée pour Orion
    Image impénétrable et parfaite abstraction
    Qui chavire l'esprit l'espace d'un instant

     

    Août finissant

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nébuleuse d'Orion

     

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    La poésie pour toujours

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La poésie est une suite de petits ponts magiques qui nous aident à franchir les multiples torrents jamais taris de l'absurdité du monde.
    Vivent les petits ponts magiques !

     

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    ...pour de vrai

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Petit bouledogue français du sculpteur italien Rembrandt Bugatti (1905)

     

    Un chien mourait doucement
    Son regard ne parlait rien d’autre
    Que d’une chose infinie incompréhensible
    Comme une mélancolie
    On le soigna pour les reins et pour le foie
    Et pour les poumons et pour l’intestin
    Et pour les pieds et pour la tête
    Et on lui opéra même le regard

    On sut trop tard qu’il attendait son maître

    Jean L'Anselme

     

    "Pour de rire, pour de vrai"

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Le Crapaud

     

    Parce que ses yeux s'enchantent de la lune
    claire dans le ciel obscur
    un crapaud de l'été doucement nage
    dans l'eau plane, pur miroir.


    Plus haut que la plus haute branche
    elle, qui glisse éternellement,
    descend, et dans l'eau, un moment
    danse pour lui en robe blanche.

     

    Max Rouquette (poète occitan) - Le crapaud, traduction de l'auteur

     

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    En harmonie avec la sensibilité de Stjepan HAUSER musicien inoubliable aux multiples facettes (virtuose, décalé, fantasque, prenant, atypique et bien plus). Il nous offre des moments d'une grande intensité entrecoupés certaines fois de minutes malicieuses...

     

     

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    Tout entier dans la clepsydre ?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le Temps, cette ombre qui fuit sur un très vieux cadran solaire.

    Toi, moi, nous, comme autant de grains de sable précipités dans le grand sablier du Temps.

    Alors carpe diem, cueille le jour, et douces vacances.

     

     

    Tout entier dans la clepsydre ?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Je cheminais pressée de rentrer au logis.

    Dans la rue encombrée c'était presque midi.

    Quand soudain, débarquant d'une rue adjacente,

    Tel un grand alezan au sortir d'une sente,

    Un vélo d'Amsterdam allègrement monté

    Par une vieille dame de ses bijoux parée

    Arriva sur mes pieds, quasi, je vous le jure !


    La dam' désarçonnée dans sa robe à rayures

    S'accrocha à mon cou dans un geste réflexe

    Qui me mit à genou. Et je restai perplexe.

    Car l'amazone hardie était très allumée

    Elle fumait, mais oui, sur son vélo juchée.

    Un rebond scélérat fit tomber le mégot

    Dans son décolleté. Ce fut très rigolo…

     

     

    Tête en l'air

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Doucement tu passas du sommeil à la mort,
    De la nuit à la tombe et du rêve au silence,
    Comme s’évanouit le sanglot d’un accord
    Dans l’air d’un soir d’été qui meurt de somnolence.

    Au fond du Crépuscule où sombrent les couleurs,
    Où le monde pâlit sous les cendres du rêve,
    Tu sembles écouter le reflux de la sève
    Et l’avril musical qui fait chanter les fleurs.

    Le velours de la terre aux caresses muettes
    T’enserre, et sur ton front pleurent les violettes.

     

    Renée VIVIEN - Cendres et Poussières - Epitaphe

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Marie Laurencin - Le Baiser - 1927

     

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