Au temps qui reste, à mes vieux parents, à la douceur des choses...
Par myrto
Dans le brouillard s’en vont un paysan cagneux
Et son boeuf lentement dans le brouillard d’automne
Qui cache les hameaux pauvres et vergogneux
Et s’en allant là-bas le paysan chantonne
Une chanson d’amour et d’infidélité
Qui parle d’une bague et d’un coeur que l’on brise
Oh! l’automne l’automne a fait mourir l’été
Dans le brouillard s’en vont deux silhouettes grises.
Guillaume Apollinaire
Depuis la révélation à l'école primaire la belle poésie m'accompagne. Je n'ai jamais cessé de la lire, de la retenir, de la goûter de plus en plus subtilement et de toute mon âme. Aujourd'hui je m'étonne encore de cette saine addiction qui est allée crescendo sans jamais me décevoir. Je trouve même qu'elle contient tous les "arts majeurs" en son coeur : la littérature évidemment, la musique bien sûr, la peinture, certaines pages sont autant de tableaux d'une extrême beauté, l'architecture aussi dans la construction, bref, la poésie me fait vibrer et c'est bon pour l'esprit.
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