Au temps qui reste, à mes vieux parents, à la douceur des choses...
Par myrto
Le ciel jaune et bleu d’hier, ce matin, nous abandonne et dépasse en tristesse les pensées les plus grises.
On dirait que le temps veut se mettre en harmonie avec l’atmosphère qui règne dans la maison de mes parents, ces deux êtres si différents que la moindre séparation affecte jusqu’à l’insupportable. Eux dont la fragilité, la vulnérabilité n’en finissent plus de me bouleverser.
Voici qu’à mon tour je suis face à une réalité redoutée, mes parents sont devenus vieux. Vieux. Pour toujours. Même Maman, si gaie, si enjouée est devenue autre. Son équilibre tout entier semble lié à ma présence. Elle est désormais l’enfant que je n’ai pas eu. Comme un apaisement.
Pourtant je rame contre un courant difficile, sur un torrent d’émotions, d’incertitudes, de peurs de toutes sortes…
Gaston Hauchecorne - Terre cuite
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog
