Au temps qui reste, à mes vieux parents, à la douceur des choses...
Les volets bleus au loin qui s'ouvraient quand s'ouvraient les miens. Les cheveux blanc-de-cygne à la fenêtre du matin. Le sourire aperçu. Le sourire attendu. Les robes à fleurs, les blancs corsages… Une douce image s'est perdue. Les volets bleus ne s'ouvrent...
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Les rayons orangés du soleil vespéral cisèlent d'or et de feu le friselis vaporeux Des cannes en fleurs à l'horizon tout proche. La dernière lumière scintille sur chaque chose terrestre. Le morne finit d'absorber l'astre qui s'enfuit dans sa course à...
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Myrto - 1982 (gouache) C’était les jours blancs de soleil et de lumière brûlante. Les cocotiers jaillissant vers la nue. Les mornes, fouillis d'herbes et de raziés, reverdissant à la saison des pluies. C’était les zébus en troupeaux éperdus de faim et...
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Colibri - Photo Didier Couvert L'averse, à verse, est venueViolente, soudaine, inattendue.Les colibris, les pipiris, surprisVers les tamariniers, les frangipaniers se sont enfuis.Mille flèches de pluie rageusement mitraillentLe latanier passif aux palmes...
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Après quatre mois passés dans la maison de mon père me voici à nouveau loin de lui avec ce fichu sentiment d’avoir abandonné qui grignote insidieusement l’esprit. Depuis quelque temps il était sombre, peu bavard, mécontent de tout et de tous, rapportant...
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L'air est fait d'un cristal fluide qu'on croit voir. L'horizon délicat tremble dans les buées, Et dès l'après-midi l'on sent déjà le soir. Louis Mercier - En octobre Le pré est vénéneux mais joli en automne Les vaches y paissant Lentement s'empoisonnent...
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Dans l'aube ou le crépuscule qu'il vente-glace, qu'il canicule toujours criant jamais content il goéle le goéland Je raille gentiment le goéland mais j'aime cet oiseau dont le vol superbe attire toujours le regard et l’emporte. Sans amour la vie ne vaudrait...
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Le printemps passe Les oiseaux crient Les yeux des poissons portent des larmes Haïku de Basho (1644-1694) Au pied de l’arbre Le chat prêt à bondir sur l’oiseau qu'il mâche déjà. Saisissant ! Une seule fois j'ai pu observer l'attitude et le visage du petit...
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J’ai aimé un cheval - qui était-ce ? – il m’a bien regardé de face, sous ses mèches. Les trous vivants de ses narines étaient deux choses belles à voir - avec ce trou vivant qui gonfle au-dessus de chaque œil. Quand il avait couru, il suait : c’est briller...
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