Au temps qui reste, à mes vieux parents, à la douceur des choses...
Des voeux sincères pour une année apaisée L'une des colombes de Picasso - Estampe "Nous entrons dans l’avenir à reculons" Je ne sais quand exactement ni dans quel contexte Paul Valéry a pu dire ou écrire ces mots mais une chose est sûre, leur résonance...
Georges Braque Jolie façon de voir les choses
La plage de Sète à Marseillan. Plus de soleil, pas de vent, presque le soir, mort des vagues... La mouette ne rit plus sur l'écume envolée Le voilier s'est figé dans le large incertain Dieux ! que la mer est lisse et semble de satin...
Andrzej Malinowski - Blanc de lys [...] Et tu fis la blancheur sanglotante des lys Qui roulant sur des mers de soupirs qu'elle effleure A travers l'encens bleu des horizons pâlis Monte rêveusement vers la lune qui pleure ! [...] Stéphane Mallarmé - Les...
L'artiste colombien Federico Uribe transforme des centaines de munitions, balles, grenades, cartouches en sculptures d'une force impressionnante. A travers ces oeuvres très vivantes c'est la guerre, le meurtre, la mort qui sourd et percute la sensibi...
Bancale, de travers, à côté, dans la marge, sur le fil était Janette. Sculpture de Marc Perez
Cecilia Bartoli, Sposa son disprezzata La voix divine de la diva comme une supplique à la paix face à certaine haine.
Parfois une route qui semble se terminer au bord du monde mais s'ouvre à l’espace déployé, à l’illimité, est plus représentative que ce " 8 " fatigué, ces deux zéros reliés par le nombril, censés symboliser l’infini
Cigale, ma discrète ma belle en dentelle de cendre, grise sur la grise écorce n’es-tu que ce bel été qui chante ? Cigale, ma secrète invisible, obstinée divette, n’es-tu que cette vibration stridente qui signe les heures brûlantes ?
Le chien de Giacometti est un bronze de 43cm x 92cm (1951). (Devant la simple image de cette sculpture singulière je crépite d'émotion)
Doux Noël à tous
Des couchants splendides il y en a beaucoup mais celui-ci offrait quelque chose de plus, le charme et le mystère des nuages lenticulaires. Coucher de soleil du 3 janvier 2015 à 17h 35
Aujourd’hui, des vœux comme s’il en pleuvait, comme autant d’étoiles filantes dans le ciel d’été. Mais c'est l'hiver. Un brin d’effervescence bienvenue pour ouvrir 2015. Bonne, heureuse, fructueuse année Les Perséides
Elle sort son petit chien blond seule désormais, elle que je ne connais pas mais que j’ai tant de fois croisée au bras de son mari, ces inséparables, ces jamais l’un sans l’autre tellement anachroniques aujourd’hui où les princesses d’un jour n’épousent...
Pont japonais dans le jardin de Giverny - Claude Monet La poésie est une suite de petits ponts magiques qui se dessinent dans l'espace et nous aident à franchir le torrent jamais tari de l'absurdité du monde. Vivent les petits ponts magiques !
... et toi, cep aux bras noirs qui fais attendre la tendre apparition de tes bourgeons couleur d'absinthe sur la réglisse de ton écorce
... L'air est fait d'un cristal fluide qu'on croit voir. L'horizon délicat tremble dans les buées, Et dès l'après-midi l'on sent déjà le soir. ... (Louis Mercier)
Amadeo Modigliani Mots en suspens rien que du mystère sombre dans la lumière de la poussière dans le vent la résonance non aboutie d’une émotion. Rien que l’ébauche d’une image à double visage ?
Le soleil est rond comme ta joue et joue avec la turquoise de tes yeux de ciel mais tu n'es rien pas même un petit coeur qui bat rien que le chagrin d'une enfant que tu n'es même pas.
Les volets bleus au loin qui s'ouvraient quand s'ouvraient les miens. Les cheveux blanc-de-cygne à la fenêtre du matin. Le sourire aperçu. Le sourire attendu. Les robes à fleurs, les blancs corsages… Une douce image s'est perdue. Les volets bleus ne s'ouvrent...
Mur ! mur ! mur ! mur ! murmure le prisonnier. Verrou ! verrou ! vers où aller verrouillé. Pris ! pris ! prison rose mort ! mort ! morose.
L e miroir est brisé et ses morceaux épars Comme l'oeil d'une mouche au multiple regard M'observe. Ô petits éclats d'âme Etoilant le tapis Miroir enfin fidèle à mon reflet pâli. Puzzle cruel d'un visage éclaté Stupeur De voir sur ce tapis les morceaux...
Ma mère avec son âme dans les radeaux de ses yeux scrute le désespoir masqué de mon visage Guy Lévis Mano David Hockney - Mother
Sourire, et rire, et rigoler, se marrer, se gondoler, se tordre avant de pleurer, pire, avant de mourir, de rire. Je retire... Il fait beau, tout est fou rire. Merveilleux sourire de la Jeune fille de Fragonard
Les trois mains par Louise Bourgeois Deux mains rassurantes Sont-ce les tiennes ? Sont-ce les miennes ? Tendues vers le vieux bois tourmenté De cette autre main. Préfiguration de la tienne ? Ou de la mienne ?