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    Au coeur de l'arbre... mais encore toutes les chansons de cet artiste qui accompagne depuis si longtemps nos états d'âme changeants comme le temps...

     

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    J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans.

    Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans,
    De vers, de billets doux, de procès, de romances,
    Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances,
    Cache moins de secrets que mon triste cerveau.
    C'est une pyramide, un immense caveau,
    Qui contient plus de morts que la fosse commune.
    - Je suis un cimetière abhorré de la lune,
    Où comme des remords se traînent de longs vers
    Qui s'acharnent toujours sur mes morts les plus chers.
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées,
    Où gît tout un fouillis de modes surannées,
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

     

    Où les pastels plaintifs et les pâles Boucher,
    Seuls, respirent l'odeur d'un flacon débouché.
    [...]
     
    Baudelaire - Les fleurs du mal
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Portrait de Jeanne-Antoinette Poisson, Marquise de Pompadour, par Boucher
     
     
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    Avec juste raison, le Prix Nobel de la Paix a été attribué ce vendredi à la Coalition internationale pour l’interdiction et l’élimination des armes nucléaires  présentes sur la planète.

    Cette récompense aurait sans doute mis un peu de baume au cœur de Théodore Monod (1902 - 2000) qui n’a cessé de dénoncer le risque monstrueux  encouru par l’Humanité et la planète entière du fait du nucléaire.

    Voici un extrait de ses propos parus dans l’Express du 01/07/97 :

    « Le peu qu'on puisse faire, il faut le faire. Mais je suis sans illusions. Ainsi, nous venons de jeûner quatre jours contre l'énergie nucléaire civile et militaire, cela ne changera rien à rien, le monopole de l'EDF ne va pas vaciller sur ses bases [...] Mais les menaces grandissent. Avec la bombe atomique, on a attaqué une population dans son devenir biologique, et ça c'est inexpiable, diabolique. La prochaine fois, ce ne sera pas Hiroshima, ce sera mille fois Hiroshima »

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Oui, l'eau coule et l'arbre attend.
    Elle coule au creux de la terre,
    Elle coule dans la chair de l'arbre
    Et l'arbre attend.

    Guillevic

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    Extraits de la Madone Sixtine, prestigieux tableau (retable) peint par Raphaël en 1512, deux angelots mélancoliques repris sur tout et n'importe quoi. La preuve les voici ici...

     

     

    Un  jour les anges

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    O vieux pins embaumés qui chantez à la brise,
    Debout, sur les coteaux, comme de fiers géants,
    J'aime la nudité de votre écorce grise !
    O vieux pins embaumés qui chantez à la brise,
    J'aime vos bras tendus vers les gouffres béants !
    Vous étiez avant moi sur la rive où je pleure,
    Et quand j'aurai quitté ce monde que j'effleure,
    Vous chanterez encore avec les océans,
    Avec l'homme immortel qu'un souffle pulvérise,
    O vieux pins embaumés qui chantez à la brise,
    Debout, sur les coteaux, comme de fiers géants !

    […]

    Léon-Pamphile Le May

     

     

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    Mais, étant pauvre, je ne possède que mes rêves.

    J'ai étalé mes rêves à tes pieds,

    Marche doucement car tu marches sur mes rêves.

    William Buttler Yeats

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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     Le nid gazouillant

     

     

    Depuis plusieurs jours déjà la nichée menait grand tapage. Des gazouillis, péremptoires comme des ordres, fusaient en permanence du nichoir devenu étrange instrument de musique résonnant et joyeux.
    Les parents s'épuisaient à nourrir. Plus question d'entrer dans le nid. Désormais le bec du plus culotté des petits ogres se présentait à l'huis pour rafler la manne (ah ! la loi du plus fort ! …)
    Mais ce matin-là je reconnus cette ambiance particulière où tout s'accélère, tout devient imminent. Le moment était venu. Une petite tête obstinée s'agitait devant le pertuis, bien décidée à s'élancer vers l'impalpable azur. Et soudain ce fut fait, l'oiselet résolu avait pris son envol jusqu'au laurier tout proche.
    Battements d'ailes rapides, mésangeau premier de couvée se mit à voleter d'arbre en haie, suivi d'un autre, puis d'un autre...


    Demain c'est certain le nid gazouillant ne chantera plus.

     

     

    Le nid gazouillant

     

     

     

    Le nid gazouillant

     

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    Naître avec le printemps, mourir avec les roses,
    Sur l’aile du zéphyr nager dans un ciel pur,
    Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,
    S’enivrer de parfums, de lumière et d’azur,
    Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,
    S’envoler comme un souffle aux voûtes éternelles,
    Voilà du papillon le destin enchanté!  


    Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
    Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
    Retourne enfin au ciel chercher la volupté !

    Lamartine - Nouvelles méditations poétiques

     

     

    l'âme papillon

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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     Mais oui

     

    Jeune fille par Katie Swatland

     

    "Après vous : cette formule de politesse devrait être la plus belle définition de notre civilisation"

    Emmanuel Levinas

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    Elles...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    Îles où l’on ne prendra jamais terre
    Îles où l’on ne descendra jamais
    Îles couvertes de végétation
    Îles tapies comme des jaguars
    Îles muettes
    Îles immobiles
    Îles inoubliables et sans nom
    Je lance mes chaussures par-dessus bord
    car je voudrais bien aller jusqu’à vous
      


    Blaise Cendrars

     

    Elles...

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    Aujourd'hui, un homme jeune dans le parfum des roses bousculées par le vent...

     

    Elysée

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    J'ai lu chez un conteur de fables,
    Qu'un second Rodilard, l'Alexandre des chats,
    L'Attila, le fléau des rats,
    Rendait ces derniers misérables.
    J'ai lu, dis-je, en certain auteur,
    Que ce Chat exterminateur,
    Vrai Cerbère, était craint une lieue à la ronde :
    Il voulait de souris dépeupler tout le monde.

    [...]

    Le chat et un vieux rat - La Fontaine

     

     

    Chat petit fauve

     

     

     

     

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    Pèira que ges d'agach non toquèt pas,
    Pèira que ges de man la prenguèt pas.
    Linda de tot agach, de tot pensar,
    vèrge de tot saupre dels òmes
    tala qu'espelida de tèrra,
    dins sa fonzor tant de temps retenguda,
    dins la fonzor mairala de son ventre.
    Pèira pròcha de la prima auba
    dau fuòc primièr, dau fuòc unenc
    dau dieu de fuòc.

    "Peira" - D'aicí mil ans de lutz de Max Rouquette

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pierre que nul regard ne toucha,
    Pierre qu'aucune main ne prit.
    Pure de tout regard, de tout penser,
    vierge de toute connaissance des hommes
    telle que jaillie de la terre,
    si longtemps retenue dans ses profondeurs,
    dans le gouffre maternel de son ventre.
    Pierre proche de l'aube première,
    du premier feu, du feu unique,
    du dieu du feu.

    "Pierre" -  A mille années-lumière,  de Max Rouquette, ce très grand écrivain des lettres occitanes qui me touche et m'émerveille sans fin

     

    A mille années-lumière

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Heure de pointe au supermarché

    C'était à l'embouchure du "hautchamp", je veux dire là où le fleuve est le plus large, là où convergent tous les caddies pressés de prendre rang derrière la barrière des caisses.

    Des mamans jolies, des marmots sages ou pleurnicheurs, des jeunes hommes empruntés, des jeunes filles décidées, des dames et des messieurs plus ou moins pourvus en années, bref, toute la panoplie hétéroclite de notre société remuante et consommante était là.

    Soudain, au milieu de ce foisonnement de chariots et de bipèdes duquel rien de remarquable n'émergeait, apparut un grand, bel et vieil homme seul, en chapeau de feutre et long manteau.

    Il longeait au plus près la longue barrière des péages d'un pas lent et c'était comme si la mer s'ouvrait devant lui, chacun faisant en sorte de ne pas entraver son passage.

    Les épaules légèrement tombantes, le dos bien droit mais la tête  figée par quelque douleur indélébile il passait, les bras ballants, comme un passant qu'il était. Dans sa main gauche il y avait un livre, son unique achat.

    Inquiet, il semblait se demander combien de temps il lui faudrait pour quitter cette drôle de fourmilière. Alors, pour tromper l’ennui de l’attente, il ouvrit le livre, choisit une file et se mit à lire tranquillement, exquisément, seul au monde dans la forêt humaine.

     

     

    Impressions

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     «Une sculpture ne doit pas être qu’un bel objet, elle doit rassembler les contradictions humaines.» - Zadkine - La Forêt Humaine

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