Au temps qui reste, à mes vieux parents, à la douceur des choses...
Par myrto
C’était à la mi-décembre, seule, une dernière feuille, frêle dans le vent, frissonnait encore aux branches du vieux tilleul. Mon regard creux s’attardait sur ce tout petit fanion couleur de rouille, attendant sans en avoir conscience, l’instant qui scellerait son retour à la terre-mère.
Accoudée à la table je songeais à ma douce maman hospitalisée depuis la veille, par précaution avait dit le médecin.
Confiante je l’avais laissé partir... et puis Noël est arrivé qui m’a brisée.
Aujourd’hui, accoudée à la même table, je regarde le soleil d’hiver monter tranquillement dans les brumes du matin. Je le regarde traverser la guipure des rideaux et dessiner sur la toile cirée une insaisissable dentelle d'ombre.
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