Au temps qui reste, à mes vieux parents, à la douceur des choses...
Cette rose qui meurt dans un vase d'argile Attriste mon regard, Elle paraît souffrir et son fardeau fragile Sera bientôt épars. Les pétales tombés dessinent sur la table Une couronne d'or, Et pourtant un parfum subtil et palpable Vient me troubler encor....
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Marc Chagall - Fiancés dans le ciel de Nice Aujourd’hui, soixante-sept ans de mariage pour mes parents. L’un n’a pas semblé y penser tandis que l’autre, ma petite mère dont les idées à peine nées s’envolent, m’en a parlé dès le matin. Soixante-sept ans...
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Voir les jours et les semaines s’enfuir. Du bout des cils effleurer le temps qui s’envole. Etre désarmée face à l’immense ennui que me renvoient mon père et ma mère, lesquels ne semblent plus être bien nulle part et m’entraînent dans une sorte de pays...
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L'Aiguille Dibona 3130 m - Massif des Ecrins Tu crois que c’est gai de vivre nu, Tout nu sur la pointe d’une aiguille Avec tout ce vide autour de soi Avec tout ce creux dans les poumons, Tout nu sur la pointe d’une aiguille Sans un grain de sable pour...
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"Il automne" Barbara... Que les beaux jours sont courts ! Fini la torpeur des après-midi d’été. Il pleut lentement, à petits pas légers sur le jardin défleuri, les feuilles incertaines. Doux pleur. Murmure exquis de la pluie. Ici, sous des dehors trompeurs,...
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Petit matin bleuté Doux commencement L’eau chante et danse Au griffon de la fontaine. Le soleil Signac pointille le miroir liquide qui, merveille, S’anime d’ombre et d’or Et brille et valse Sous le jaillissement joyeux de la source Quelques roses dernières...
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Nous avons chacun une vision des choses qui rejoint celle de tous lorsqu’il s’agit d’envisager les dernières régions de l’existence. Ces contrées de brumes et de cendres, ces rivages au bord du vide qui nous attend. Nous, et ceux pour qui nous tremblons....
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Joan Miro - Etoile Bleue 2 août. Le ciel est d’un bleu Chardin, un pur bleuet qui vibre par-dessus les plissements émeraude de mon pays végétal. Je traverse le jardin de soleil, d’ombre et de rosée. Des rouges-queues surpris jaillissent en flèche des...
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Penche mon père, en arrière, comme pour rester à tout prix du côté du vu, du connu. Hier, tu entrais en traînant les pieds sur un chemin penchant lui aussi. Fais de 9, de 9 vieux 9, bons à jeter aux orties. Car depuis quelque temps tu détestais l’idée...
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La cueillir quel dommage ! Ne pas la cueillir quel dommage ! Ah, cette violette ! Haiku de Naojo
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