Au temps qui reste, à mes vieux parents, à la douceur des choses...
Par myrto
Joli jour de novembre, matin glacé, paysage raidi. Puis voici le soleil, plus tout à fait en majesté mais prêt à nous tisser de lumineuses et froides heures.
Comme il est doux ce profond de l’automne lorsque vents et tourbillons, bourrasques, brumes et brouillards - tous ces vilains b - nous oublient ! lorsque l’antichambre de l’hiver s’inspire du printemps qui nous attend tapi dans le moindre brin d’herbe !
Retour aux saisons oubliées de l’enfance, à ces émotions de tous les sens, fortes, étourdissantes.
C’est la fin d’une courte après-midi. Le soleil s’attarde un instant sur les hauteurs, le temps d’embraser une dernière fois l’or des bouleaux, des sycomores. Commence alors sa mystérieuse course à l'envers ainsi qu’un incroyable crépuscule de cendre et de sang.
Pissarro - Gelée blanche à Ennery
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