Au temps qui reste, à mes vieux parents, à la douceur des choses...
Par myrto
Ce matin jaune d'un soleil tout neuf qui réjouit, soupire dans l'ultime fraîcheur attendue de l'aurore. J'ouvre au grand large la fenêtre. L'air bleuté, le sol mystérieux, les frondaisons bouillonnent déjà d'une vie affairée, impérative et rassurante.
Tout ce qui vole, rampe, s'active sous les feuilles et dans les labyrinthes d'herbes folles, semble s'être concentré là, dans mon jardin sauvage. Ce drôle de jardin qui ne m'appartient plus.
Je suis un oiseau, un lézard, un insecte parmi la multitude. Je suis une intruse, un accessoire insignifiant de la Création, une invitée sans importance.
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