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Au temps qui reste, à mes vieux parents, à la douceur des choses...

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Avec les lunettes roses...

Les lunettes roses, amour, nature, amour

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Charles Camoin - Les pins

 

La mer adorante

Tu regardais la mer... Couché sur la falaise,
Je te voyais debout au bord de la fournaise
Où brûlaient, au-dessus des flots, les rocs épars.
Pas un souffle. Les pins craquaient. De toutes parts,
Un soleil dévorant s'abattait sur les choses,
Et toi, qui respirais une touffe de roses,
Distraitement, sur les rochers tu l'effeuillas…
On voyait sous les pins scintiller les villas ;
L'herbe sèche cherchait l'ombre maigre des branches
Et le sable enflammé buvait les vagues blanches.
Rien
ne pouvait subir la fureur de l'éther.
Tout dormait. Et toi seule, au-dessus de la mer,
Tu te dressais, sauvage, avec ta chevelure
A moitié déroulée, et tendant ta figure
Aux rayons enflammés de l'astre, tu parus
Un moment, tant l'air chaud tremblait sur tes bras nus,
Etre l'autel vivant de l'ardent paysage,
Et je voyais la mer adorer ton visage.


Joachim Gasquet (1873-1921) - Les chants séculaires

 

Les lunettes roses...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Joachim Gasquet par Cézanne

 

"Songez que l'histoire du monde date du jour où deux atomes se sont rencontrés, où deux tourbillons, deux danses chimiques se sont combinées. Ces grands arcs-en-ciel, ces prismes cosmiques, cette aube de nous-mêmes au-dessus du néant, je les vois monter, je m'en sature."
Joachim Gasquet – Cézanne Ed. Encre marine 2002

 

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T
Merci, j'aime beaucoup les couleurs du premier tableau toujours accompagnéd'un beau poème . J'espère que tu vas bien. BISOUS
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