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Au temps qui reste, à mes vieux parents, à la douceur des choses...

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Dans le bleu de la nuit

 

L'ombre venait, les fleurs s'ouvraient, rêvait mon âme !
Et le vent endormi taisait son hurlement.
La nuit tombait, la nuit douce comme une femme
Subtile et violette épiscopalement.

Les étoiles semblaient des cierges funéraires
Comme dans une église allumée dans les soirs
Et semant des parfums, les lys thuriféraires
Balançaient doucement leurs frêles encensoirs

Une prière en moi montait, ainsi qu'une onde
Et dans l'immensité bleuissante et profonde
Les astres recueillis baissaient leurs chastes yeux ;

Alors, Elle apparut ! Hostie immense et blonde
Puis elle étincela, se détachant du monde,
Car d'invisibles doigts l'élevaient vers les cieux !

Paul VALERY
Élévation à la Lune - 23 Juillet 1889

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Y
Le charme envoutant...
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E
 les métaphores religieuses émaillent ce poème sans altérer sa sensualité... merci Myrto pour la découverte ! bises !
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T
Beau poème  ! Bonne journée !
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